Les différents contrats du live

Lorsqu’un artiste ou une structure de production vend un spectacle à un lieu de diffusion, la relation entre les deux parties est formalisée par un contrat. Il en existe plusieurs types, qui définissent différemment la répartition des risques financiers et des responsabilités.


Le contrat de cession

C’est le contrat le plus courant dans le spectacle vivant. La structure de production vend le droit d’exploitation d’un spectacle à un lieu de diffusion contre un prix de cession fixe, négocié en amont. La structure de production embauche le plateau artistique et assume les coûts liés à la prestation. Le lieu de diffusion met à disposition le lieu, assure l’accueil du public et la promotion de l’événement, et encaisse les recettes de billetterie.

L’avantage du contrat de cession pour la structure de production est la garantie d’un montant fixe quel que soit le remplissage de la salle. Le risque est entièrement supporté par le diffuseur.


Le contrat de coréalisation

Dans ce modèle, le risque est partagé entre la structure de production et le diffuseur. La structure de production fournit le spectacle et perçoit un pourcentage des recettes de billetterie, assorti généralement d’un minimum garanti. Le diffuseur met à disposition le lieu et partage les recettes selon le pourcentage défini contractuellement.

Ce type de contrat est souvent privilégié pour des projets dont la billetterie est incertaine mais potentiellement élevée. Il engage davantage le diffuseur dans la réussite commerciale de l’événement.


Le contrat de location

La structure de production assume simultanément les rôles de producteur et de diffuseur : elle loue le lieu, embauche le plateau artistique et encaisse les recettes de billetterie. La structure exploitante du lieu se contente de mettre à disposition ses locaux contre un loyer.

Ce modèle est adapté aux artistes ou structures qui souhaitent maitriser intégralement l’organisation et les revenus d’un concert, en assumant en contrepartie l’ensemble des risques financiers.


Point de vigilance

Quel que soit le type de contrat, la fiche technique de l’artiste est généralement annexée au contrat de cession ou de coréalisation. En le signant, le diffuseur accepte les conditions d’accueil technique définies. Il est donc important que la fiche technique soit précise, réaliste et à jour avant tout envoi à un organisateur.

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